PETITE HISTOIRE (VRAIE) DES ÉTANGS DE RICHARMENIL

Peu de personne dans notre village (3-4 “anciens” maximum) connaissent l’histoire rocambolesque et insultante (pour les habitants de notre commune) de nos fameux étangs.

Au commencement, étaient des ballastières et des sablières permettant l’exploitation des alluvions de notre bonne et éternelle rivière Moselle toute proche. Ces exploitations duraient depuis, bon an mal an dieu soit céans , un bon siècle, quand, soudain , un quidam expert en hydrologie du très grand et imposant district de Nancy (L’ancêtre de la CUGN), décida , par un jour très chaud de l’été 1969 (et oui j’avais 6 mois à l’époque), qu’il fallait protéger les pauvres habitants de notre capitale lorraine (à moins que cela soit plutôt METZ..), des périodes d’étiages de la Moselle, et donc , par voie de conséquence créer une réserve d’eau pour les nobles habitants de la capitale Lorraine. Comment faire ? Très simplement en créant une réserve d’eau sur le trajet de la Moselle avec une pente permettant , grâce aux lois de la gravité de NEWTON , l’écoulement de ces eaux fines et précieuses jusqu’au château d’eau de VANDŒUVRE, pour ensuite alimenter les habitants Nancéiens : Où donc faire cette réserve : et bien à RICHARDMENIL voyons ! il y a déjà les trous (les sablières) !!

Fi des manants habitants en ces lieux sauvages et reculé du Ménil de RICHARD ! Le trente septembre 1976 , le conseil du district approuve la création d’une réserve d’eau à Richardménil. En 1977 , les étangs appartenaient pour :

  • 25 ha pour la commune de RICHARMENIL
  • 3 ha pour la ville de Nancy
  • 40 ha pour un particulier
  • Les sablières (exploitant privé) : 12 ha (bail à la mairie de RICHARDMENIL)

En 1983 , ils appartenaient pour :

  1. Commune de Richardménil : O
  2. Ville de Nancy : 0
  3. Particulier : 0
  4. sablières : 0
  5. District (CUGN) : 80 ha

Comment tout cela s’est-il passé ? Très aisément : déclaration d’intérêt public (D.U.P) déposé le 27 juin 1980 , proposition d’indemnité le 07 juillet 1981 de 955000 FF (soit 142000 euros) par le DISTRICT à la commune, le 5 octobre refus du Maire de Richardménil de cette indémnité , avis expulsion de la Mairie de Richarménil le 31 aout 1982, avec toujours cette offre à 955000 FF. La commune demande une examen par le TGI (tribunal de grande instance) de Nancy , et voilà le résultat :

Sommes demandés par la commune : 4.045.322 FF (616.705 euros)

Sommes obtenus par la commune : 1.218.654 FF (185.778 euros)

Voici donc la situation en …1983 . Bon, me direz-vous , on est virés de nos propres étangs , mais c’est normal , depuis la révolution française , on peut exproprier un particulier propriétaire si il y a un “intérêt supérieur” public. Et en plus on a gagné de l’argent, rendez-vous compte, 185.000 euros !

Mais attention , 180.000 euros ce n’est même pas le prix de notre beau “rond point”. A l’époque , nos braves élus avaient fait un beau “deal” avec les gens de la Grande Ville : expropriation des étangs oui (qui appartiendront désormais au DISTRICT ( ancêtre de la CUGN)) mais attention, on aura l’usufruit ! Diantre, moult projets vont sortir de nos têtes pensantes locales , nous aurons notre plan d’eau : Ballades autours des étangs camping , voile , planche à voile , pêche etc … Du génie notre Édile de l’époque !…

Le DISTRICT avait initialement prévu la réalisation d’une station d’épuration sur site , qui pourrait compenser les pertes d’exploitation RICHARMENILOISE des alluvions . Ces exploitations étaient d’ordre privé par NANCY-ENROBES et GSM-EST. Ce devait être une station moderne , avec des systèmes de filtration lente complexes , bref des écolos avant l’heure… Et bien …NANCY -ENROBES fut le dernier expulsé en 1990..Et en plus , le projet de station fût vite abandonné. Peu importe ! nos ingénieux élus de l’époque proposèrent la réalisation d’une base de loisir : des plans minutieux et réalistes sont effectués avec tous les élus de l’époque opposition et majorité main dans la main : Madame ZIMMERMAN , Monsieur BLACHERE, Monsieur ISELLA, Monsieur LEFEVRE, Monsieur RENARD. Nous sommes au début des années 1990. Mais la douche froide arrive rapidement , le DISTRICT ne souhaite pas ces installations, et rappel que ne projet initiale est de créer une réserve d’eau potable pour Nancy et que ces activités de loisir risquent d’être polluantes pour le bassin. C’est une fin de non recevoir… Et en contradiction avec les promesses faites par TOUS LES ÉLUS NANCÉIENS de l’époque (j’ai en ma possession tout les courriers et articles de journaux de l’époque qui confirment l’ensemble de ces dires…), LA PRIVATISATION DES ÉTANGS DE RICHARMENIL N’EN RESTA PAS LA, ET , EN PLUS DE L’EXPROPRIATION , NOUS AURONT LA PERTE DE L’USUFRUIT, ET AU FINAL , DE MERVEILLEUX ET HAUTS GRILLAGES PROTÉGEANT L’ACCÈS DES ÉTANGS AUX “SALES, POLLUEURS,PAYSANS, PECNOTS ET RUSTRES” RICHARMENILOIS. Ces grillages que l’ont peut sans hésiter appeler les” grillages de la honte” ont été finalement installés au début des années 2000, finissant de ridiculiser pour des siècles et des siècles les citoyens de seconde zone que sont les RICHARMENILOIS.

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jean christophe

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3 commentaires sur “PETITE HISTOIRE (VRAIE) DES ÉTANGS DE RICHARMENIL
  1. Avatar Bistouket

    Tout cela part d’un mensonge : en effet les périodes d’étiages de la Moselle , même en période de très grande sécheresse (comme en 1976 par exemple) n’ont jamais mis en difficulté l’approvisionnement en eau de NANCY. Donc cet argument pour la création de cette réserve d’eau est faux.
    Mensonges n°1

     
  2. Avatar jean christophe

    ” Le district urbain disposera ainsi d’une meilleur autonomie et de plusieurs points de prélèvements possible, en cas de pollution accidentelle par exemple. De plus , bien que le but primordial de la réserve soit avant tout , l’alimentation en eau potable de l’agglomération Nancéenne, il n’est pas interdit de penser que la pratique de sports ou d’activité de loisirs non polluant soit admises sur ce site.”

    Xavier Simonin , Adjoint technique D.U.N juin 1986.Article technique.

     
  3. Avatar Bistouket

    Et oui Monsieur SIMONIN. Pan ! Tiens prends ça dans les dents !
    A l’attention du politicien de la CUGN qui nous a roulé dans la farine ! Il se reconnaitra. Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers, continuez de vous prosterner encore devant la CUGN.

     

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