Histoire des étangs : re-publication

Après quelques mois de réflexion, j’ai décidé de re-publier l’article sur les étangs de RICHARDMENIL que j’avais publié début mars 2019. Je l’avais retiré pour ménager la susceptibilité d’habitants de RICHARDMENIL qui considéraient que cet article était un plagiat, qu’il était “truffé” de mensonges et d’inexactitudes, et qu’il s’agissait d’un article à connotation “politique” et “polémique”.

Je réponds à ces affirmations :

  1. Plagiat : non je l’ai écrit moi-même, avec une feuille, un papier , un stylo et mon cerveau, sans l’aide de personne. Mais bien sur à partir de documents existants, d’articles de journaux, de presses ainsi que d’archives municipales et départementales. Sinon il s’agirait d’un roman si j’avais inventé une histoire de toute pièce. Cette accusation était donc diffamante : je mets d’ailleurs en garde celles ou ceux qui réitéreraient cette accusation.
  2. “Truffé ” de mensonges : il peut y avoir des erreurs , je ne suis pas dieu le père, des inexactitudes , certains documents ont entre 40 et 50 ans. Que celui qui n’a jamais écrit aucune inexactitude de sa vie se lève et demande immédiatement sa béatification par notre sainte majesté. Mais un mensonge c’est quelque chose de volontaire : ici , il n’y a donc pas de mensonge.
  3. Connotation politique et polémique : comment peut-on oser dire cela? Cet article a été rédigé très objectivement à partir de documents fiables, existants, sur des éléments concrets, précis et matériels. Dire qu’il y avait un connotation politique était , à mon avis justement très politique. Celui qui fait de la politique n’est pas celui que l’on croit : ici ce n’est pas moi , mais plutôt mes détracteurs. Polémique ? Où est la polémique ici ? Encore une fois il s’agit d’éléments administratifs concernant la création d’une réserve d’eau pour le Grand Nancy. On arrive au paroxysme de la malhonnêteté. Mon vieux grand père me disait ; quand on veut tuer son chien , on dit qu’il a la rage ! En ce qui me concerne c’est le contraire qui s’est passé : j’était tranquille , sérieux et désireux de faire une information objective. On ne m’a pas tué , mais , maintenant j’ai la rage. Une rage forte et profonde.

Voici donc ici ce texte . Par transparence et par volonté de précisions , j’ai ajouté entre parenthèse , à chaque fois que possible , la provenance des sources, leurs précisions , et si elles étaient fiables ou moins fiables. Merci de me pardonner d’avance ; il y aura encore des erreurs , des imprécisions, des lacunes, mais ,au moins, les Richardménilois et les habitants des communes voisines auront quelques informations et pourront se renseigner par eux-même s’ils veulent en savoir plus.

Peu de personne dans notre village (quelques “anciens” ) connaissent l’histoire rocambolesque et irritante (pour les habitants de notre commune) de nos fameux étangs.

Au commencement, étaient des ballastières et des sablières permettant l’exploitation des alluvions de notre bonne et éternelle rivière Moselle toute proche. Ces exploitations duraient depuis, bon an mal an dieu soit céans , un bon siècle, ( début d’exploitations alluvionnaires à RICHARDMENIL 1920, source archives départementales). Quand, soudain , un quidam expert en hydrologie du très grand et imposant district de Nancy (L’ancêtre de la CUGN), décida , par un jour très chaud de l’été 1969 (source ENSG Nancy), qu’il fallait protéger les pauvres habitants de notre capitale lorraine, des périodes d’étiages de la Moselle, et donc , par voie de conséquence créer une réserve d’eau pour les nobles habitants de la capitale Lorraine. Comment faire ? Très simplement en créant une réserve d’eau sur le trajet de la Moselle avec une pente permettant , grâce aux lois de la gravité de NEWTON , l’écoulement de ces eaux fines et précieuses jusqu’au château d’eau de VANDŒUVRE, pour ensuite alimenter les habitants Nancéiens : Où donc faire cette réserve : et bien à RICHARDMENIL voyons ! il y a déjà les trous (les sablières) !!

Fi des manants habitants en ces lieux sauvages et reculé du Ménil de RICHARD ! Le trente septembre 1976 , le conseil du district approuve la création d’une réserve d’eau à Richardménil. En 1977 , les étangs appartenaient pour : (source C.R Conseil municipaux 1975 et 1976 et documents personnels de Monsieur A. LEFEVRE)

  • 25 ha pour la commune de RICHARMENIL
  • 3 ha pour la ville de Nancy
  • 40 ha pour un particulier
  • Les sablières (exploitant privé) : 12 ha (bail à la mairie de RICHARDMENIL)

En 1983 , ils appartenaient pour :

  1. Commune de Richardménil : O
  2. Ville de Nancy : 0
  3. Particulier : 0
  4. sablières : 0
  5. District (CUGN) : 80 ha

Comment tout cela s’est-il passé ? Très aisément : déclaration d’intérêt public (D.U.P) déposé le 27 juin 1980 , proposition d’indemnité le 07 juillet 1981 de 955000 FF (soit 142000 euros) par le DISTRICT à la commune, le 5 octobre refus du Maire de Richardménil de cette indémnité , avis expulsion de la Mairie de Richarménil le 31 aout 1982, avec toujours cette offre à 955000 FF (source archive du district de Nancy et tribunal administratif). La commune demande un examen par le TGI (tribunal de grande instance) de Nancy , et voilà le résultat :

Sommes demandés par la commune : 4.045.322 FF (616.705 euros)

Sommes obtenus par la commune : 1.218.654 FF (185.778 euros)

Voici donc la situation en …1983 . Bon, me direz-vous , on est virés de nos propres étangs , mais c’est normal , depuis la révolution française , on peut exproprier un particulier propriétaire si il y a un “intérêt supérieur” public (article 17 de La déclaration des droits de l’Homme et des citoyens 1789). Et en plus, pense-t-on à cette époque, on a gagné de l’argent ! rendez-vous compte, 185.000 euros !

Mais attention , 180.000 euros ce n’est même pas le prix de notre beau “rond point”. A l’époque , nos braves élus avaient fait un beau “deal” avec les gens de la Grande Ville : expropriation des étangs oui (qui appartiendront désormais au DISTRICT ( ancêtre de la CUGN)) mais attention, on aura l’usufruit (attention notion à prendre avec précaution , je n’ai retrouvé aucun document) ! Diantre, moult projets vont sortir de nos têtes pensantes locales , nous aurons notre plan d’eau : Ballades autours des étangs camping , voile , planche à voile , pêche etc … Du génie notre Édile de l’époque !…(Ici j’ai en ma possession tout les schémas et proposition de cette époque)

Le DISTRICT avait initialement prévu la réalisation d’une station d’épuration sur site (élément non vérifiable) , qui pourrait compenser les pertes d’exploitation RICHARMENILOISE des alluvions . Ces exploitations étaient d’ordre privé par NANCY-ENROBES et GSM-EST (élément vérifiable). Ce devait être une station moderne , avec des systèmes de filtration lente complexes , bref des écolos avant l’heure… Et bien …NANCY -ENROBES fut le dernier expulsé en 1990..Et en plus , le projet de station fût vite abandonné. Peu importe ! nos ingénieux élus de l’époque proposèrent la réalisation d’une base de loisir : des plans minutieux et réalistes sont effectués avec tous les élus de l’époque opposition et majorité main dans la main (plans consultables) : Madame ZIMMERMAN , Monsieur BLACHERE, Monsieur ISELLA, Monsieur LEFEVRE, Monsieur RENARD. Nous sommes au début des années 1990. Mais la douche froide arrive rapidement , le DISTRICT ne souhaite pas ces installations (élément non vérifiables , absence d’écrit), et rappel que le projet initiale est de créer une réserve d’eau potable pour Nancy et que ces activités de loisir risquent d’être polluantes pour le bassin (courrier Préfet, Maire de Nancy consultable et vérifiable). C’est une fin de non recevoir… Et en contradiction avec les promesses faites par TOUS LES ÉLUS NANCÉIENS de l’époque (j’ai en ma possession tout les courriers et articles de journaux de l’époque qui confirment l’ensemble de ces dires…), LA PRIVATISATION DES ÉTANGS DE RICHARMENIL N’EN RESTA PAS LA, ET , EN PLUS DE L’EXPROPRIATION , NOUS AURONT LA PERTE DE L’USUFRUIT, ET AU FINAL , DE MERVEILLEUX ET HAUTS GRILLAGES PROTÉGEANT L’ACCÈS DES ÉTANGS AUX “SALES, POLLUEURS,PAYSANS, PECNOTS ET RUSTRES” RICHARMENILOIS. Ces grillages que l’ont peut sans hésiter appeler les” grillages de la honte” ont été finalement installés au début des années 2000, finissant de ridiculiser pour des siècles et des siècles les habitants de notre superbe contrée !

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jean christophe

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Un commentaire sur “Histoire des étangs : re-publication
  1. Avatar Daniel Oliveira

    Un travail de recherche ne doit pas apporter de polémique mais bien sujet à discussion et réflexion ….
    En cela je relève deux points que je défendrai :
    – n’accepter aucun compromis avec des politiciens (menteurs de formation)
    – défendre la localité et son cadre de vie … la nature n’est pas un objet à vendre, nous lui appartenons et pas l’inverse !

     

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