Catégorie : Santé

TDAH, autisme, trouble du développement, qu’en est-il?

TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité), trouble envahissant du développement, autisme….Voilà bien des mots et des “maux” dont parlent souvent les parents, les assistantes maternelles et les enseignants à la sortie des écoles. Mais que sait-on réellement?

Les TDAH sont une entité pathologique complexe, aux confins de la psychiatrie et de la neurologie. Il s’agit d’un trouble touchant les enfants et les adultes avec une fréquence difficile à déterminer du fait des difficultés de diagnostic (sur ou sous diagnostic). Il se traduit par l’incapacité et l’impossibilité du sujet à fixer son attention sur une tâche cognitive précise, avec une tendance à changer ou à modifier fréquemment les activités qu’il est en train d’effectuer. Le jeune est dit “hyper-actif”. En fait, il fait tout et rien à la fois, et souffre de son incapacité à résoudre ce conflit intérieur, qui l’empêche de vivre une vie “normale”, en tout en cas en ce qui concerne sa scolarité. Paradoxalement, mais en fait logiquement, on peut éventuellement traiter ces enfants par la prise d’une molécule stimulante  (amphétaminique le plus souvent), qui permet à l’enfant d’avoir des possibilités de concentration très supérieures. Cela fait peur aux parents, mais l’enfant n’est pas plus hyper-actif et ses résultats scolaires sont souvent très rapidement en progression.

Il en est tout autre chose des “troubles envahissant du développement” (terme générique médical pour l’autisme), qui est une sociopathie, c’est-à-dire une maladie des interactions sociales. L’enfant (et l’adulte) présente une incapacité à lire et comprendre  les “signes” verbaux et non verbaux que lui envoient ses congénères. Les interactions sont difficiles, le contact est particulier, avec une communication verbale interrompue dès le plus jeune âge. Les méthodes de travail avec ces enfants sont extrêmement complexes et sont effectuées dans des milieux spécialisés.  Le diagnostic doit être réalisé dès le plus jeune âge afin qu’un travail de réapprentissage de la communication verbale soit entrepris au plus tôt. Dans les faits, ceci reste très rare. Parfois, certains troubles autistiques sont diagnostiqués tardivement, parfois même à l’adolescence.

L’ensemble du personnel travaillant au contact des enfants et de la jeunesse (enseignant, assistante maternelle, personnel périscolaire etc.) doivent être en éveil et attentifs pour pouvoir alerter les parents en cas de doute ou d’inquiétude. Ils pourront ainsi  se mettre en relation avec un pédiatre ou un pédopsychiatre qui débutera rapidement les bilans et les traitements si ceux-ci sont possibles.

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Les tiques attaquent

La maladie de Lyme, mal nommée, est une maladie due à une bactérie, borrelia burgdorferi, transmise suite à une morsure de tique.

C’est à la fin des années 70 qu’ elle a pris le nom de la ville de Lyme, dans le Connecticut, ville  où elle était très fréquente. Mais la maladie était connue en France depuis le début du XXème siècle et avait été décrite par deux médecins généralistes en 1922, les Docteurs GARIN et BUJADOUX. Ces derniers ont décrit précisément toutes les phases de la maladie, et ont réussi à faire le lien avec une morsure de tique. La bactérie, un spirochète (comme la syphilis), a été isolée à la fin des années 30.

La maladie peut se déclarer en trois phases. Une première survenant 10 jours environ après la morsure d’une tique infectée, et se caractérisant par l’apparition d’une plaque rougeâtre, ayant tendance à se déplacer, d’où son nom, l’érythème migrans. La deuxième phase va se déclarer 30 à 60 jours après morsure et se manifester par des signes neurologiques peu typiques, comme par exemple, des douleurs sciatiques, mais dites à bascule, c’est-à-dire touchant alternativement une jambe puis l’autre. Elle peut aussi très souvent se traduire par une paralysie faciale, impressionnante, mais finalement peu grave. Une troisième phase a été décrite, mais restant finalement exceptionnelle, pouvant apparaître de quelques mois à quelques années après la morsure, se traduisant par des signes neurologiques centraux, multiples et variés, parfois proche de la sclérose en plaque, parfois proche d’un syndrome démentiel. Ces signes et syndromes sont multiples et difficiles à diagnostiquer. D’ailleurs, Pachner (médecin américain travaillant sur la maladie dans les années 70), appellera la maladie de Lyme la “grande imitatrice”,comme la syphilis et la sclérose en plaques.

Mais pas de panique !! Seul 10 à 20 % des tiques sont infectées par Borrelia, et après morsure , vous avez “seulement” 5 à 10% de risque de développer un érythème migrans, qui aboutira de façon rare à une phase secondaire (les sciatiques et la paralysie faciale), qui elle-même, engendrera, de façon exceptionnelle, voir improbable, une phase tertiaire (les trucs qui font peurs). Les 2 premières phases se traitent très simplement avec un antibiotique !! Donc relax, quand vous sortez en forêt, ne pensez pas à toutes ces petites” bébêtes”, et profitez du paysage !!

tique

 

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